Les caractéristiques de l'agriculture biologique:

L’agriculture biologique et une agriculture difficile mais qui est récompensé par ces avantages au niveau de la santé. Ce type d'agriculture posséde un cahier des charges très strict.

L'agriculture biologique:

  • Respecter les cycles des saisons et les caractéristiques des terroirs.
  • Récolter les végétaux à maturité pour optimiser leurs qualités gustatives et nutritonnelles.
  • Protèger la diversité de la faune et de la flore et pratiquer les cultures associées pour un meilleur équilibre des écosystèmes.
  • N'utiliser que des fertilisants naturels.
  • Favoriser l'action des prédateurs naturels contre les parasites.
  • N'employer pour les traitements que des substances naturelles, soit organiques (extraits de plantes), soit minérales (soufre, cuivre, etc...).
  • Ne pratiquer que le désherbage mécanique, thermique ou manuel, à l'exclusion de tout herbicide de synthèse.
  • Elèver les animaux en respectant leurs besoins physiologiques et biologiques et pratiquer pour les gros animaux ce qu'on appelle "la liaison au sol" (nombre d'unités sur un territoire, en fonction de ses capacités à nourrir et à recycler les excrétions).

Pour posséder le label AB, un produit doit être composé de 95% d'ingrédients issuent d'agriculture biologique. Dans le cas où le produit de posséderait que de 70% à 94%, seul les ingrédients issuent d'agriculture biologique seront affiché comme bio.

Les agriculteurs commencent à préparer le terrain en faisant un cycle sur 5 à 6 ans. Ils commencent par les engrais vert :

  • 1er année:

    Au début il n'y a rien, il faut donc retourner la terre. Pour la première année, les plantations de pommes de terre sont conseillées pour "nettoyer" le terrain.
  • 2ème année:

    C'est la planche des légumineuses, des papilionacées, et des chénopodiacées. Ces légumes ont la propriété de nettoyer la terre. Des pois et des fèves occuperont le terrain très tôt au printemps. Plus tard, en été, ce sera la planche des haricots. En fin de saison les épinards d'hiver seront semés comme engrais vert. Tous ces légumes ont la particularité de fixer l'azote au sol.
  • 3ème année:

    Puisque l'azote est présent en quantité dans le sol, les légumes vont l'utiliser. C'est la planche des crucifères, des composées. Au printemps ils ressèment des épinards très tôt pour occuper le terrain. Ils les recouvrent d'un voile de forçage pour faciliter la levée. En été les choux commenceront leur développement en compagnie des laitues jusqu'à la fin de l'automne et même en hiver pour les choux de Bruxelles et les chicorées. Eventuellement concombres, céleris et navets peuvent prendre place ici. A l'automne, un autre crucifère, la moutarde, occupera les places disponibles. Il est possible de la semer jusqu'en octobre.
  • 4ème année:

    La culture des choux est particulièrement épuisante, les liliacées et les ombellifères vont puiser au plus profond de la terre les éléments indispensables à leur développement. Tôt en saison carotte, radis, oignons, échalotes occuperont le terrain. Plus tard poireaux, betteraves, endives, fenouils pourront les rejoindre. En fin de saison la mâche occupera les parcelles laissées vides.
  • 5ème année:

    C'est donc la planche qui vient en plus si vous pouvez faire une rotation sur 5 ans. La pomme de terre est une plante qui "nettoie" le sol. Si vous disposez de peu de place, faîtes une rotation sur 4 ans, vous passez donc directement à la planche suivante.
  • 6ème année:

    La terre étant propre il faut maintenant la nourrir : dès le printemps, le compost est étalé sur cette planche qui va accueillir les solanacées (sauf la pomme de terre) et les cucurbitacées. C'est le domaine des tomates et des courges mais aussi du maïs. En fin de saison ils sèment de la moutarde comme engrais vert.

Ce cycle de terrain est conseillé mais pas obligatoire. Il posséde de nombreux avantage et il nettoie et nourri le terrain en fonction des plantes.
Elle contribue aussi a: la maîtrise des adventices (mauvaise herbes), la prévention contre les maladies et les ravageurs et la gestion optimisée de la fertilisation et consiste à intercaler différentes cultures: cultures de printemps/cultures d’hiver, cultures « nettoyantes »/cultures « salissantes » et légumineuses/cultures exigeantes en azote.

Mais le problème dans l’agriculture biologique c’est que l’utilisation des pesticides est interdite. Donc les agriculteurs doivent chercher des substitues.

  • Fertilisation : le sol est un milieu vivant ; la fertilité et l’activité biologique du sol doivent être maintenues ou augmentées :

    Culture de légumineuses, d’engrais vert dans le cadre d’une rotation longue et incorporation de matière organique (compost, effluents d’élevage provenant de la production animale biologique, etc.)
  • Désherbage : de nombreuses techniques permettent de lutter contre les adventices :

    La rotation des cultures qui casse le cycle des adventices, la préparation du sol avant le semis : labour, faux semis et le désherbage mécanique (herse étrille, binage, etc.)
  • Lutte contre les maladies et les ravageurs : la base de la lutte contre les maladies et les ravageurs restent la prévention :

    Connaissance des parasites et de leur biologie, rotation des cultures (vue précédemment), choix des variétés (résistance aux maladies), mesures pour favoriser les auxiliaires (taille des parcelles, haies, etc.) , densité de semis, date de semis, fertilisation azotée raisonnée et lutte directe : très peu de produits sont autorisés en agriculture biologique. L’utilisation de ces produits ne vient qu’en dernier recours .

Dans certains cas, il y a aussi le développement de la lutte biologique en utilisant des insectes pour détruire les adventices ou les parasites. (Ex : les coccinelles contre les pucerons).